EMMA BARTHERE est née en 1982 au pied des montagnes pyrénéennes.

Après un parcours d’enseignement atypique, entre arts vivants et arts plastiques, Emma rejoint à 20 ans l’Ecole des Gobelins à Paris (2003-2005) et en ressort diplômée.

Elle assiste divers photographes (Arnault Joubin, Patrick Swirc, Rudy Waks, Anna Bloom, Eric Sauvage..) et appréhende des univers aussi différents que la presse, le luxe ou la mode. 

Après 10 années de frénésie parisienne et poussée par un besoin vital de se frotter aux éléments, Emma installe son atelier à Granville en 2015.

Elle va là où ses sens la guident, là où la conscience pourra peut-être s’élargir.

Emma partage son temps entre Paris et la Normandie et alterne commandes et recherches personnelles.

ACTUALITÉ

Juillet 2020 - Exposition Chateau de Regneville - Normandie

Décembre 2019 - résidence de création Arteless - Finland

EXPOSITION

 

2020 Exposition personnelle. Chateau de Regneville. Normandie

Street art. Collectif XXL. Les murs de ma ville / Granville

2019 Exposition collective. Galerie Lyncée. Ate et les Erinyes / Paris II

2018 Exposition collective. Galerie Net Plus. Romantic Again / Cesson Sévigné/Rennes  

Exposition personnelle en plein air sur le remparts. Plein Format / Granville

Exposition personnelle. Théâtre de l’Archipel. Restrospective EB / Granville      

 

2017 Exposition personnelle. Galerie Marée Moderne / Granville

2016 Exposition collective. (In)between Gallery. Diamantino Quintas Tireur / Paris III

Exposition collective. La galerie d’en face / Paris VII

2015 Exposition personnelle.Transacmer / Paris VII

2013 Exposition personnelle. Artiste invitée Architect@Work. Grand Halle de la Villette / Paris XIX

Galerie Romero Pierini. Foire Art O’Clock. Paris

FEPN. Palais de l’Archevêché / Arles

Exposition personnelle Boum!Bang! + performance - Le Chapon Rouge / Paris III

2012 Exposition collective. Approche(s) du corps - Soirée Art croissance – CGPP / Boulogne 

Billancourt

2011 Galerie L’Oeil du Prince. Small is beautiful / Paris XVII

Présentation du Portfolio Pieds Nus Chez Higgins - Galerie Iconoclastes / Paris I

Présentation du portfolio Pieds Nus. Salon PARIS PHOTO. Stand Editions de l’Oeil / Paris

Exposition personnelle. Galerie Hautefeuille / Paris VI

2010 Salon CHIC ART FAIR / Paris

PUBLICATION

 

2020 De l’air. De l’air a 20 ans. Avril 

2019 She gazes n#4. Corps féminin et censure. Oct 

La mariée nue. Couverture roman de Patrick Marty. Mars

De l’air n#71. Histoires d’eau. Avril

 

MONOGRAPHIE

 

2011 PIEDS NUS - Publication portfolio en édition limitée – Editions chez Higgins

Rien de bovaresque chez Emma Barthère, mais beaucoup de Roland Barthes, comme si son nom et l’atmosphère mentale de la photographe évoquaient aussi l’origine du nom que portait le fameux sémiologue, les barthes sont ces creux de forêt au bord de l’Adour, destinés à recevoir les eaux qui débordent, endroit sombres où la terre riche miroite et reflète le tronc et la cime des arbres, Emma Barthère n’est pas une femme qui rêve d’amours non vécus, mais une photographe qui pratique cette espèce de magie des signes et de leurs ombres, des jeux de la lumière avec les choses, cherchant le point de rencontre entre l’humain et le monde, le débordement du monde dans l’humain et inversement, et cela n’est pas sans être sexué mais son féminin n’appartient pas au social, car si l’on parle d’écoféminisme, cela fait longtemps, et sans en faire discours, que le travail d’Emma Barthère creuse un sillon parallèle, afin de recueillir les inondations émotionnelles et éthiques qui bouillonnent en elle comme en un écosystème sous conditions climatiques extrêmes, car c’est cela que demande la photographe à ses modèles, une espèce de mise à l’épreuve dans un environnement naturel dominé par le côté froid, ainsi ces couples nus sur les toits de Paris, ou ces sirènes dans des eaux vertes ou grises, prêtes à disparaître sous un ciel plombé, on constate dans son œuvre un retour sur soi, en forme de descente en soi-même, car Emma Barthère a entrepris récemment de tourner son objectif vers elle-même – ou plutôt contre soi-même, tant son travail se fonde dans l’opposition minérale au sujet, en vue de préparer l’individu à cette fusion nouvelle avec l’environnement, mais un retour à la nature qui ne se ferait pas dans les touffeurs tièdes et amniotiques, mais dans la glace géométrique de la neige et l’austérité du granite, car elle ne cherche pas le nu pour la nudité, afin rendre palpable la chair et sa chaleur, mais au contraire, la mise à nue est faite en vue du dénuement, dans un projet de dénuer de leur puissance les entreprises de possession du monde par l’homme, et de changer au contraire les corps réduits au plus simple appareil en contre-don, offerts au monde sans attente de réciprocité, don de l’humain envers le monde, à la terre comme au ciel et à la mer, car Emma Barthère n’hésite pas à affirmer que la vie qu’elle cherche est monacale -

LANCELOT HAMELIN